mardi 19 juin 2012


                                                                                             E
Les étoiles étiolées vendent un temps à coups modique

Contrecarrer      le    mercantilisme    étoilé

est voué à la perte.

Je saigne

Coule à flot, les étoiles m’ont laissées tomber

De haut,  je  souffre d’un sang, d’une blessure

D’Encre.

L’encre me pénètre, m’assaille ouvrant mes plaîes

Les laissant béantes, se putréfier.

L’encre vicieuse me tatou, laissée pour déglinguée

Semi-morte  sur le quai un crayon feutre teinte mon visage qui est

Sans      nez       et      sans      lèvres.

Toute effacée, je ne respire plus

Dans la noirceur je censure ma blessure de sang d'encre.



« Les bateaux arrivent !»     , un abordage me viole



Comme à une mouche à qui on aurait arrachée les deux pattes et mouillée les ailes, je souffre ancrée dans la proue .

ne reste plus que de mon Coeur, un reste de boisée à l’essence de rose.

C’est le pirate Maboule qui m’a prise en premier, je souffrais d’une douce violence.

Frôlant ma plaie, il m’a ensemencée.

Doucement j’halète, j’ai fini, ils m’ont fini

Je suis un autre déchet à la mer, mon encre se répand dans les flots, la mer est souillée

J’intoxique les poisons.

Je tue tout autour               et        me           noie    étouffée  dans   mon  sang  d’encre.

1 commentaire:

  1. « Doucement j’halète, j’ai fini, ils m’ont fini »

    Beau.

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