E
Les étoiles étiolées vendent un temps à coups modique
Contrecarrer le mercantilisme étoilé
est voué à la perte.
Je saigne
Coule à flot, les étoiles m’ont laissées tomber
De haut, je souffre d’un sang, d’une blessure
D’Encre.
L’encre me pénètre, m’assaille ouvrant mes plaîes
Les laissant béantes, se putréfier.
L’encre vicieuse me tatou, laissée pour déglinguée
Semi-morte sur le quai un crayon
feutre teinte mon visage qui est
Sans nez et sans lèvres.
Toute effacée, je ne respire plus
Dans la noirceur je censure ma blessure de sang d'encre.
« Les bateaux arrivent !» , un abordage me viole
Comme à une mouche à qui on aurait arrachée les deux pattes et mouillée les
ailes, je souffre ancrée dans la proue .
ne reste plus que de mon Coeur, un reste de boisée à l’essence de rose.
C’est le pirate Maboule qui m’a prise en premier, je souffrais d’une
douce violence.
Frôlant ma plaie, il m’a ensemencée.
Doucement j’halète, j’ai fini, ils m’ont fini
Je suis un autre déchet à la mer, mon encre se répand dans les flots, la
mer est souillée
J’intoxique les poisons.
Je tue tout autour
et me noie
étouffée dans
mon sang d’encre.
« Doucement j’halète, j’ai fini, ils m’ont fini »
RépondreSupprimerBeau.